Pendant longtemps, la cybersécurité a été perçue comme un sujet technique, relevant exclusivement de l’informatique. Antivirus, prestataire IT, pare-feu : ces éléments ont longtemps suffi à rassurer les dirigeants.
En 2026, cette lecture n’est plus suffisante.
L’événement CYBER-DÉCISION, organisé le 12 février, est né de ce constat : le risque cyber est devenu un risque de gestion, au même titre que le risque financier, juridique ou humain. Et comme tout risque de gestion, il doit être piloté, pas simplement subi.
La cybersécurité n’est pas un sujet IT. C’est une condition de fonctionnement de l’entreprise.
Aujourd’hui, toute entreprise est numérique par nature. Messagerie, outils collaboratifs, cloud, facturation, relation client, paiements : le fonctionnement quotidien repose sur des usages digitaux interconnectés. Plus une entreprise est connectée, plus elle est exposée — souvent sans le savoir.
Lors des cyber-incidents que l’on observe sur le terrain, le problème n’est que rarement un défaut technologique majeur. Il s’agit beaucoup plus souvent de :
- décisions jamais formalisées,
- dépendances critiques mal identifiées
- usages non cadrés,
- réactions improvisées sous stress.
Le risque cyber est rarement là où l’on regarde spontanément.
Les angles morts décisionnels : ce que les dirigeants découvrent trop tard
Lors de l’événement, une première partie est consacrée à ces zones d’ombre qui fragilisent les entreprises.
Certaines phrases reviennent systématiquement :
« On a un prestataire IT »
« On a un antivirus »
« On n’a jamais eu de problème »
« On est trop petits pour être une cible »
Ces affirmations ne sont pas fausses. Elles sont simplement insuffisantes.
Elles masquent des réalités critiques :
- la messagerie comme point d’entrée principal de l’écosystème numérique,
- le facteur humain, non pas comme faiblesse, mais comme vecteur d’attaque universel,
- l’absence de scénarios de crise testés,
- le flou sur « qui décide » quand tout s’arrête.
Lors d’un incident réel, ce flou devient un accélérateur de crise.
2025-2026 : le cyber-risque est devenu banal… et plus précis
L’année 2025 a marqué un tournant. Les cyberattaques ne sont plus exceptionnelles. Elles sont devenues courantes, en particulier pour les TPE et PME.
Les tendances observées sont claires :
- explosion des attaques opportunistes visant les petites structures,
- industrialisation des méthodes (phishing, fraude au paiement, compromission de messagerie),
- pression financière et psychologique calibrée pour pousser à la décision rapide.
En 2026, ces attaques gagnent encore en crédibilité.L’ingénierie sociale est renforcée par l’IA, les dirigeants sont de plus en plus ciblés, et les dépendances numériques deviennent des points de fragilité majeurs.
La menace ne change pas de nature. Elle gagne en précision.
Replacer la cybersécurité dans un langage dirigeant
Un des objectifs centraux de CYBER-DÉCISION est de traduire la cybersécurité en questions business concrètes.
Les quatre piliers fondamentaux deviennent alors :
- Disponibilité : l’entreprise peut-elle continuer à fonctionner ?
- Intégrité : puis-je me fier aux informations qui guident mes décisions ?
- Confidentialité : mon avantage concurrentiel est-il protégé ?
- Traçabilité : suis-je capable de comprendre, prouver et réagir ?
Ces piliers ne parlent pas de technologie. Ils parlent de continuité d’activité, de confiance et de responsabilité.
Piloter plutôt que déléguer
Le message clé de l’événement est volontairement clair : le rôle du dirigeant n’est pas technique. Il est décisionnel.
Piloter le risque cyber, c’est notamment :
- arbitrer ce qui doit être protégé en priorité,
- cadrer les usages numériques,
- challenger les prestataires avec les bonnes questions,
- préparer les décisions avant qu’une crise ne survienne.
La vraie question n’est donc pas : « Sommes-nous protégés ? »
La vraie question est : « Sommes-nous prêts à décider ? »
Évaluer sa maturité cyber pour retrouver de la clarté
C’est dans cette logique qu’a été conçu CYBER-DÉCISION : créer un espace de prise de recul pour permettre aux dirigeants d’analyser leur exposition réelle au risque cyber, à partir de leurs usages quotidiens et de leurs modes de décision.
L’enjeu n’est pas d’atteindre une sécurité théorique ou idéale, mais d’engager une réflexion structurée et progressive, alignée avec la réalité opérationnelle de chaque entreprise, afin de piloter le risque de manière lucide et pragmatique.
Un premier pas vers une cyber-résilience durable
Se pencher sur le pilotage du risque cyber n’est pas un aveu de faiblesse. C’est un acte de gouvernance. Comme pour la finance ou la stratégie, il s’agit de reprendre de la visibilité, de la maîtrise et de la sérénité dans la prise de décision.
CYBER-DÉCISION s’inscrit dans cette démarche : aider les dirigeants à voir clair, arbitrer avec lucidité et préparer leur entreprise avant l’incident, plutôt que dans l’urgence.
La cybersécurité n’est pas une destination. C’est un pilotage continu.
